EDEN LA PETITE NOUVELLE

EDEN LA PETITE NOUVELLE
ELLE A 15 JOURS ET BIENTOT ELLE AURA TROIS FRERES CHATS
ELLE EST TROP CHOU NOTRE PETITE EDEN

# Posté le mardi 13 octobre 2009 23:46

ILS SONT PAS TROP CHOUX

ILS SONT PAS TROP CHOUX

# Posté le mardi 13 octobre 2009 23:43

LES TRIPES

LES TRIPES
SUR MON LIT ON VA FINIR PAR DORMIR PAR TERRE

# Posté le mardi 13 octobre 2009 23:39

NEWS SUR INDOCHINE

NEWS SUR INDOCHINE
Indochine, les vétérans sur la route
Indochine a inauguré son Meteor Tour mardi soir. Devant un public conquis, le groupe de Nicola Sirkis s'est fendu d'un concert de 2h30 qui annonce la couleur d'une des plus grosses tournée de la scène française.

Alors que la salle est plongée dans un noir total, les cris des 7000 personnes rivalisent avec le son des sirènes d'alarme. Sur une grande tenture défilent des images en noir et blanc: Hitler, puis Lénine, Mussolini et Staline haranguent des foules. L'image se trouble, un cavalier sort de la brume, arborant, comme sa monture, un masque à gaz. Le son des guitares rompt les cris du public. Le rideau tombe, coup de projecteur: Indochine attaque.

Le groupe phare du rock français a lancé mardi soir son Meteor Tour, au Zénith de Rouen, avec un concert solide de près de 2h30. Interprétant les chansons de son dernier album, La république des météores, d'Alice & June, le précédent, et bien sûr, leurs grands tubes, les vétérans de la scène pop ont abordé avec énergie cette nouvelle tournée, un marathon d'une soixantaine de concerts, qui s'achèvera en apothéose à Saint-Denis en juin prochain, devant les 65 000 spectateurs du Stade de France.

Sirkis l'infatigable
Sur un jeu de lumières blanc, bleu, brulant comme la glace, violet et rouge ardent, la bande commence le concert par le rock lourd de Go Rimbaud Go et Marilyn. Fondu dans une redingote anthracite, le visage scindé d'une longue mèche noire, Nicola Sirkis achève le second morceau les bras tendus, comme un épouvantail. Noir à nouveau: trois écrans géants glissent derrière le groupe, bientôt rejoints par deux autres, qui mettront en images un show calibré, alternant archives de la Première guerre mondiale - thème majeur de La république - images décolorées de pin-up, explosions, ou encore Sirkis en mariée lubrique... Que ce soit un plongeur en saut de l'ange pour les breaks, une patineuse en pirouette lors des solos, ou un duo sur Un ange à ma table (avec Suzanne Combo), le long clip est en parfaite adéquation avec le concert.

Passant des morceaux presque "métal" à des balades solos en acoustique, Nicola parcourt la scène de long en large. Poing en l'air sur l'estrade au dessus du batteur, ou au bout du podium, agenouillé, les yeux dans les yeux avec les fans, le garçon, qui vient tout de même d'avoir 50 ans, papa d'une petite Théa, 7 ans – que l'on entend sur une comptine entre deux chansons - semble infatigable.

Sur 3e sexe, le membre fondateur d'Indochine ne prononcera pratiquement que "et on..." pour s'entendre chanter le reste du morceau. La cohésion est immédiate avec le public. Un public qui lui est tout acquis. "Il nous parle", explique Marie, 18 ans. Au moment du premier rappel, c'est aux cris de "Nicola" que le groupe revient...

Un Aventurier survolté
L'assistance du Zénith de Rouen est un exemple de plus de l'étonnante capacité du groupe à voir son public se renouveler. Il y a là tous les âges, en t-shirt ou en costard, et pas tous en noir... On vient en famille, avec des bambins qui courent dans les rangs pendant que leurs parents, qui suivent le groupe "depuis toujours", sont dans la fosse. De l'autre coté, une jeune fille forme un c½ur avec ses mains.

Du dernier au premier rang et jusque dans la fosse, pas une tête immobile. Les cris sont peut-être plus jeunes sur J'ai demandé à la lune, plus vieux sur les tubes des années 1980. Et l'unanimité se fait sur un Aventurier survolté. Sirkis, qui a tombé la veste, finit ses Trois nuits par semaine en sueur, une serviette autour du coup comme un boxeur entre deux rounds. Le leader historique semble parfaitement prêt à assurer le long voyage du Meteor.

Lui et le groupe ont plutôt intérêt. La tournée est l'une des plus importantes de la scène française. Une douzaine de semi-remorques et de bus, 200 personnes au travail. De son côté, le public a immédiatement répondu. Aussi vite que pour la sortie du disque en mars dernier, qui s'est vendu à plus de 80 000 exemplaires la première semaine. Toutes les dates de 2009 sont complètes. Celles de 2010 - parmi lesquelles une dizaine ajoutées récemment - devrait l'être d'ici peu. Au total, Indochine devrait passer devant près de 900 000 personnes. Le succès est tel que l'aventure du Meteor pourrait éventuellement se prolonger après le Stade de France, lui aussi plein à craquer

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 09:42

NEWS SUR INDOCHINE

NEWS SUR INDOCHINE
AFP/ROBERT FRANCOIS
Nicola Sirkis en concert avec le groupe Indochine au Grand-Quevilly, le 6 octobre 2009.
Avant une tournée qui débutait le 6 octobre et qui affiche déjà quasi complet, dont un concert au Stade de France (le 26 juin 2010) qu'Indochine sera le premier groupe français à remplir, son chanteur Nicola Sirkis, 50 ans, revient pour Le Monde sur la carrière d'un groupe phare des années 1980, donné fini dans les années 1990, avant de renaître de façon spectaculaire dans les années 2000. Sorti en mars, leur album La République des Météors s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires.


A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin
Abonnez-vous au Monde.fr : 6¤ par mois + 30 jours offerts

Sur le même sujet

Rencontre
Air s'offre un studio et un nouvel album
Critique "Die tote Stadt", l'opéra phare d'Erich Korngold, conquiert Bastille

Edition abonnés Archive : Diego El Cigala, le nouveau roi du flamenco
Qu'est-ce qui vous a décidés à jouer au Stade de France ?


L'idée est venue pendant la précédente tournée. Même si l'album de l'époque, Alice & June, s'est vendu moitié moins (500 000 exemplaires tout de même) que le précédent, Paradize, nous avons triplé les dates de concert et les ventes de billets. Je me suis dit que notre public méritait cette enceinte. Nous voulons vraiment en faire quelque chose de spécial, avec des invités et surtout des prix accessibles (de 40 à 60 euros).

Vous souvenez-vous de votre premier concert ?

Le 29 septembre 1981 au Rose Bonbon, le club parisien où il fallait se faire remarquer. Le 5 août, j'avais été incorporé pour le service militaire, il fallait trouver un moyen pour en sortir avant le concert. Je me suis bourré de Tranxène jusqu'à tomber dans les pommes. Une fois réanimé, on m'a dit de retourner à la vie civile. Comme nous n'avions pas assez de titres, nous avons composé très vite quelques nouveaux morceaux, dont L'Aventurier, notre premier tube.

Entre vos premiers succès et votre réussite aujourd'hui, vous avez connu une longue traversée du désert.

Mais je suis plus fier de disques comme Le Baiser ou Un jour dans notre vie, que nous avons enregistrés dans les années 1990, quand ça commençait à moins bien marcher, que de certaines choses des années 1980. Nous avons fait des bêtises à nos débuts, en acceptant toutes les formes de promotion. Quand une nouvelle génération de groupes revendicatifs, comme Bérurier noir ou Noir désir, ont déboulé, nous étions les symboles de ce qu'il fallait dégager.

Comment s'est opéré votre retour ?


Les choses ont commencé à changer dans la seconde moitié des années 1990, avec le succès de groupes anglais comme Blur ou Suede, qui assumaient un héritage pop. On a vu arriver une nouvelle génération à nos concerts. Puis, il y a eu des rencontres déterminantes comme celle du guitariste Oli de Sat, à la fois fan d'Indochine et de groupes sombres comme Nine Inch Nails, qui nous a donné un son plus dur, plus sale. Le groupe a connu trois périodes : celle avec le guitariste et compositeur Dominique Nicolas, jusqu'en 1995 ; celle où j'ai dirigé le groupe avec mon frère Stéphane, jusqu'à sa mort en 1999 ; puis celle avec Oli.

Vous semblez susciter autant de ferveur que de détestation.

J'ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi il y avait autant de haine, de jalousie, même dans ma propre famille. J'ai la réputation d'être un emmerdeur, mais comme dit Luc Besson : "On est casse-couilles avec les gens qui travaillent mal." Les fans ont toujours été là. Indochine leur doit tout. Même s'il est difficile de porter toutes ces attentes. Quelles réponses apporter à une jeune fille anorexique, à une mère qui vous supplie d'aider sa fille dépressive ?

A 50 ans, l'adolescence reste un de vos thèmes centraux. Un fonds de commerce ?

Un ami m'a dit que j'écrivais toujours la même chanson. C'est vrai que je traîne mes angoisses d'ado encore aujourd'hui. J'ai aussi l'impression que mon écriture évolue. Le thème du dernier album m'a d'abord été inspiré par la lettre de rupture que Sophie Calle présentait à la Biennale de Venise en 2007, puis par des lettres envoyées du front par de jeunes soldats de la guerre de 1914. Doit-on appeler ça un fonds de commerce ?

Comment jugez-vous l'effondrement du marché du disque ?

Les maisons de disques se sont autodétruites en misant sur le tout-marketing et en créant des émissions comme la "Star Ac'", qui prennent les gens pour des imbéciles. Il y a eu des erreurs de communication, avec des campagnes où des millionnaires du disque, comme Johnny Hallyday, disaient : "Ne nous téléchargez pas illégalement." En ce moment, en une semaine, nous vendons 10 000 billets de concert et 2 000 albums, pour 65 000 tentatives de téléchargement illégal. Mais je suis contre la loi Hadopi. Ce ne sont pas les internautes qu'il faut condamner, mais les fournisseurs d'accès qu'il faut faire payer.

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 09:38